Au-delà des propos choquants révélés par le documentaire Gérard Depardieu, la chute d’un ogre, ces images renforcent la parole, souvent mise en doute, des femmes accusant l’acteur français de violences sexuelles et montrent ce que subissent les personnes harcelées sexuellement par une vedette, selon le réalisateur du documentaire, Damien Fleurette.

Ces dernières années, dans le sillage de la vague #moiaussi, plusieurs personnalités du monde culturel sont tombées en disgrâce en raison d’inconduites sexuelles. Jusqu’à présent, le grand public avait découvert cette réalité à travers les mots des victimes, mais ne l’avait pas encore vu de ses propres yeux.

Or, dans Gérard Depardieu, la chute d’un ogre, l’acteur, qui sait pourtant qu’il est filmé, se livre à des comportements obscènes et tient des propos insultants à l’égard des femmes lors d’un voyage en Corée du Nord, en 2018. Le documentaire sera présenté aux Grands reportages sur ICI RDI, mardi à 20 h HNE, et sur ICI TOU.TV.

Pour la première fois, on voit à quoi ressemble concrètement du harcèlement [commis par] une personnalité publique, a expliqué Daniel Fleurette, vendredi, en entrevue à Tout un matin.

C’est extrêmement important, car, même dans le cas d’Harvey Weinstein, on a entendu des enregistrements audio, mais on n’a jamais vu d’images, a-t-il ajouté.

Des propos sexuels omniprésents

En tout, 18 heures de film ont été tournées lors du voyage de Gérard Depardieu en Corée du Nord, dans le cadre d’un film qui n’a jamais vu le jour.



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