Un professeur d’un collège privé d’Outremont vient de plaider coupable de s’en être pris à deux étudiantes mineures à qui il envoyait de la pornographie tout en vantant ses supposées performances sexuelles.

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«Il envoyait des photos et vidéos de nature pornographique […] en prétendant être l’homme ayant des relations sexuelles», a expliqué Me Anna Levin de la poursuite, ce vendredi, au palais de justice de Montréal.

Droit debout devant le juge, Alexandre Gagné n’a pas dit un mot pendant que la procureure résumait les crimes qu’il avait commis dès novembre 2019, pendant un peu plus de sept mois.





Alexandre Gagné


Photo tirée d’amazon.com

À l’époque, l’accusé de 49 ans enseignait au Collège Stanislas, un lycée privé français dans le quartier Outremont. Quand la pandémie a débuté, il s’était mis à discuter avec des élèves, via les réseaux sociaux.

Or, à un moment, il a commencé à parler de sexe avec une étudiante de 16 ans. Puis, il s’est impliqué dans un groupe de discussion avec un nom à consonance sexuelle. Il a alors demandé si l’ado consommait de la pornographie.

«La fréquence des conversations s’est accentuée en avril 2020», est-il indiqué dans le résumé des faits.

Et quand l’ado a rappelé qu’elle était mineure, Gagné lui avait demandé à quel moment elle deviendrait majeure.

Quant à une deuxième victime, Gagné lui faisait croire qu’il faisait des vidéos pornographiques sur le site Porhub.

«Il lui parlait de sexualité et il voulait avoir des détails sur sa vie sexuelle en lui posant des questions sur sa relation avec son copain», a expliqué la Couronne.

Le manège de Gagné a cessé quand des plaintes ont été déposées à son endroit. Et à la suite d’une enquête policière, il avait été arrêté sous une kyrielle d’accusations, dont une d’agression sexuelle.

Sauf que ce vendredi, il a finalement plaidé coupable à une accusation réduite, soit d’avoir transmis du matériel sexuellement explicite à des mineures, «en vue de faciliter la perpétration à leur égard d’une infraction [de nature sexuelle].»

Il est à noter que cette accusation a été portée «par voie sommaire», ce qui est considéré comme moins grave que par voie criminelle.

Gagné reviendra à la cour en mars, pour la suite des procédures. D’ici là, il devra se soumettre à une évaluation psychologique. 

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